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Coronavirus et EDF : en quoi consiste le plan pandémie d'EDF ?

En cette situation de crise sanitaire sans précédent, EDF a du déployer son plan pandémie, dernièrement actif lors de la grippe H1N1 dans les années 2010. Face à cette situation, plusieurs questions se posent : les salariés sont-ils bien formés, les citoyens vont-ils manquer d'électricité, toutes les précautions sont-elles mises en oeuvre, etc. ?


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H1N1, Coronavirus, urgences sanitaires : un plan pandémie développé par EDF

En vue de faire face à une éventuelle crise sanitaire / pandémie au niveau national, EDF a testé en 2006 un plan visant à assurer la continuité de la fourniture d'énergie aux particuliers et professionnels, et ce, en garantissant la sécurité des employés et la maintenance des installations électriques.

Cette cellule de crise a été testée une seconde fois en 2008 avec la participation de la Division Asie Pacifique d’EDF et d’EDF Energy, puis est réellement appliquée sur le terrain dès 2009 dans le cadre de l'épidémie H1N1 et du SRAS. Suite à ces épidémies, le plan pandémie d'EDF avait d'ailleurs été ajusté en 2013.

Plan pandémie EDF Il est important de noter que ce plan a été pensé à l'initiative du gouvernement, et qu'il s'adresse à toutes les entreprises ayant un devoir vital sur la vie des citoyens. Pour EDF, ce plan vise à assurer l'entièreté des missions avec seulement 60 % de son effectif.

Ce plan consiste à réduire au maximum l'effectif présent sur le terrain, et ce, afin d'éviter d'éventuelles contaminations entre les salariés. Ce plan vise également à assurer la continuité de la production d'électricité sur les 19 centrales nucléaires (couvrant 72 % de la production d'électricité française), avec seulement 60 % des effectifs.

Parmi les mesures prises dans le cadre de ce plan pandémie, on note notamment la distribution d'éléments indispensables, comme l'acheminement de lits de camps, de produits sanitaires (gel hydroalcooliques) et d'hygiène de première nécessité.

Coronavirus / COVID-19 : déploiement du plan à Flamanville

De nombreux cas de Covid-19 ont été recensés dans le Cotentin, dont le personnel de la centrale nucléaire d'EDF. Face à cette situation, le fournisseur passe en mode défense et décide de mettre en oeuvre son plan pandémie pour les réacteurs 1 et 2 de Flamanville, le 16 mars 2020. Ces réacteurs sont arrêtés pour maintenance depuis 2019, et leur redémarrage était initialement prévu pour le 31 mai. Cependant, la date sera certainement décalée à cause des mesures du plan pandémie.

Concrètement,seules les équipes "de quarts", c'est à dire celles qui assurent la sécurité du site (contre des attaques extérieures de type terroriste par exemple) et la sûreté du site (pour éviter tout risque d'accident)pandémie COVID-19. Ainsi, selon EDF, sur les 800 salariés habituellement présents sur les sites, seuls 100 demeurent. En gros, leur mission principale consiste en de la surveillance, car, les deux réacteurs étant à l'arrêt, ils abritent tout de même encore du combustible nucléaire.

EDF rassure les consommateurs, craignant notamment une coupure d'électricité pendant ces temps de crise, "le coronavirus n'a pas d'impact sur le fonctionnement du réseau", en ajoutant :

Nous sommes entraînés à fonctionner avec des effectifs réduits. Le soir et les week-ends, nos centrales sont déjà pilotées par des équipes restreintes. Notre plan pandémie nous permet de faire fonctionner l’ensemble du parc avec 25 % de taux d’absentéisme pendant 3 mois et 40 % en cas de pic de l’épidémie.

Qu'en est-il du carburant et du gaz ? Le directeur de communication de l'Ufip (Union française des industries pétrolières) Alain Castinel rassure qu'il n'y a pas à s'inquiéter du côté du carburant et du gaz : "Le carburant se stocke et ne pose donc pas les mêmes défis que l’électricité" affirme-t-il. Aussi, les frontières ne sont pas fermées à la marchandise donc aucun problème d'approvisionnement n'a été remonté pour le moment. Le seul effet du coronavirus sur le pétrole est la baisse de prix. Le prix du litre du gazole, par exemple, a perdu 6,01 centimes depuis le début du confinement.

Le plan pandémie d'EDF a-t-il tout prévu ?

Le plan pandémie d'EDF, aussi appelé Plan de continuité d'activité (PCA), est mis en place depuis 2000, et a été réactualisé en 2003 puis en 2011 lors des épidémies du H1N1 et du SRAS. EDF assure donc que la situation est sous contrôle. Un seul événement n'a pas été prévu par le plan pandémie : la fermeture des écoles et crèches annoncée parmi les nouvelles mesures contre la propagation du coronavirus. Cela oblige les parents d'enfants de moins de 16 ans à rester à la maison pour les garder. Au lendemain de l'annonce de fermeture des établissements scolaires, EDF se mobilisait déjà pour organiser les disponibilités. La centrale de Flamanville est la première à activer le plan épidémie, et la seule à ce jour du 20 mars 2020.

Autre point rassurant : EDF dispose d'un plan B dans l'hypothèse où il serait impossible de constituer cette équipe de 100 personnes. En effet, l'énergéticien affirme pouvoir encore faire appel à la force d'action rapide nucléaire créée après l'accident de Fukushima. Il s'agit de 300 hommes et femmes mobilisables à tout moment et capables de piloter un réacteur tout en garantissant sa sûreté. Cette équipe est formée pour agir en cas d'accident - elle a par exemple été déployée en 2017 à St-Martin après le passage de l'ouragan Irma - mais "elle pourrait tout à fait intervenir dans un contexte d'épidémie", rassure toujours EDF.

D'autres sites seront-ils touchés ?

Chacun des sites de production d'EDF a un PCA. Il peut s'agir d'étendre les plages de travail, de réduire le nombre d'équipes, ou encore de faire appel à des travailleurs d'un autre site pour compenser les absences, etc. Mais aujourd'hui, le plan pandémie n'a été déclenché que dans la centrale de Flamanville. Dans les autres cenrales nucléaires, le seul changement effectué est pour l'instant l'application des mesures annoncées par l'OMS et le gouvernement pour éviter la propagation du coronavirus, c'est-à-dire la distance de sécurité entre les travailleurs et des mesures d'hygiène renforcées.

Cependant, au vue de la situation actuelle, le plan pandémie pourrait s'étendre dans plusieurs des 19 centrales nucléaires que compte la France - celles-ci comptabilisant au total 57 réacteurs en activité, le 58ème, à Fessenheim, ayant définitivement été mis à l'arrêt en février dernier. En effet, des perturbations sont déjà remarquées, comme dans la centrale nucléaire de Civaux (Vienne) où les travaux de maintenance prévus pour le réacteur 1 sont perturbés à cause du manque de personnel.

Faut-il craindre une baisse de production de l'électricité avec le Covid-19 ?

Face à la pandémie du coronavirus, l'enjeu pour EDF est double : protéger ses salariés et partenaires industriels travaillant sur ses sites et, en même temps, assurer la continuité d'alimentation électrique du pays et la sûreté des installations. Le plan pandémie est justement destiné à répondre à ces deux objectifs principaux. Cependant, beaucoup de Français se demandent s'ils doivent craindre une panne en cette période de crise, surtout que la plupart des travailleurs sont passés au télétravail, sous les directives du gouvernement.

Face à ces interrogations, la RTE rassure qu'au contraire la consommation d'électricité des Français a baissé d'environ 10% (au jour du lundi 16 mars) par rapport à un lundi normal de mars - une baisse en partie due à la fermeture de la plupart des commerces (en plus de la baisse de consommation d'électricité, le coronavirus serait aussi responsable de la diminution de la pollution de l'air). Cette tendance baissière pourrait même se poursuivre dans les jours à venir, avec la fermeture prévue de nombreuses grandes usines (particulièrement dans le secteur automobile - PSA a par exemple décidé de fermer l'ensemble de ses usines d'assemblage européens jusqu'au 27 mars). Selon toujours la RTE :

La production d’électricité est aujourd’hui largement suffisante pour couvrir la consommation française qui, en plus, baisse.

Avec le plan pandémie qui permet la continuité de son activité même avec un effectif réduit, EDF va dans le même sens et assure que la production d'électricité en France n'est pas menacée par le coronavirus.

L'organisation des gestionnaires de réseau en France

De la même façon qu'EDF, les gestionnaires de réseau déploient un plan d'urgence favorisant le télétravail pour les missions de type non présentiel (pouvant être réalisées à distance). Concernant les activités sur le terrain, seules les missions urgentes et permettant le bon fonctionnement du réseau sont maintenues, comme par exemple :

  • La gestion des flux d'électricité en temps réel :
  • La maintenance des postes d'électricité ;
  • La maintenance des lignes électriques.

Les autres demandes, non urgentes et non réalisables à distance, sont quant à elles reportées jusqu'à nouvel ordre.

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